L'Anjou à l'approche de l'an mil

De la province d'Anjou au département de Maine-et-Loire...une indéniable continuité, une riche histoire à découvrir.

Un solide maillage religieux

Cette sombre période ne peut cependant pas être considérée comme totalement négative. L'éclosion religieuse des premiers temps s'était poursuivie, sous l'influence de grands évêques dont plusieurs (Lézin, Maimboeuf), se virent reconnaître la qualité de saints. Le diocèse était divisé dès avant 900 en trois archidiaconés, signe d'une meilleure administration, et les paroisses consolidées. A Angers les abbayes (Saint-Aubin, Saint-Serge) et les églises se relèvent après chaque assaut des envahisseurs. Si on note un affaiblissement de l'ascétisme initial avec l'institution de l'abbatiat laïc et la substitution des chanoines aux moines dans les communautés, néanmoins la régularité de l'observance est assurée et les établissements régulièrement dotés par les rois carolingiens, compensant ainsi destructions et spoliations.

Les transferts de reliques

Au plus fort de l'invasion, la situation la plus grave est celle des fondations des bords de Loire et l'on assiste à un véritable "exode des reliques" : les moines de Noirmoutier se replient avec les reliques de Saint Philibert à Grandlieu, puis Cunaud, puis enfin Tournus en Bourgogne. Ceux du Montglonne se retrouvent aussi à Tournus avec le corps de Saint-Florent, et ceux de Glandfeuil, avec les reliques de Saint-Maur, aboutissent à saint-Pierre des Fossés, près de Paris (aujourd'hui Saint-Maur) ou ils demeurèrent définitivement. En revanche, venus de Normandie et de Bretagne, d'autres reliques viennent s'abriter en Anjou y suscitant de nouveaux cultes, tels celui de Saint-Laud.

Une société ou domine la force

Hors des villes, la structure économique et sociale est partagée entre grands domaines, héritiers des anciennes villae et nouvelles fondations, principalement aux mains du pouvoir royal et de ceux qu'il dote, ou de l'Eglise. Les échanges se poursuivent tant bien que mal. Les petits propriétaires libres ont survécu, mais leur condition de plus en plus précaire tend à se rapprocher de celle des anciens esclaves de l'époque romaine : ils formeront bientôt les serfs de la société médiévale. Les puissants se voient à la fois dotés des charges publiques et de récompenses territoriales en échange d'allégeance, dans une confusion elle aussi annonciatrice de la féodalité.



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