L'Anjou au XIIIe siècle

De la province d'Anjou au département de Maine-et-Loire...une indéniable continuité, une riche histoire à découvrir.

Une province efficacement administrée

La présence d'une dynastie puissante, très proche du roi de France, assure à l'Anjou une stabilité propice à son développement. Cette indépendance contrôlée est manifeste dans le fonctionnement des institutions, ou se superposent les hommes du prince, administrant le comté conformément au statut des apanages, et ceux du roi assurant le contrôle. Ainsi le bailli royal de Tours a-t-il la charge de surveiller ceux d'Anjou, nommés par le comte. Il en est de même en matière judiciaire: le roi encourage la rédaction de la "coutume", dont le texte figure avant 1273 dans les "Etablissements de Saint Louis", mais l'appel des sentences locales se fait auprès du parlement de Paris, de plus en plus souvent saisi. Le roi maintient aussi étroitement son autorité sur le baronnage: c'est en sa présence qu'en 1246 les seigneurs angevins se réunissent pour préciser les modalités de la perception du relief féodal dans la province. Enfin le monnayage royal concurrence la monnaie locale, même si l'Anjou continue, jusqu'en 1319, à battre monnaie. Mais dès Philippe-Auguste, celle-ci avait perdu toute indépendance, sa valeur ayant été ajustée à la monnaie tournois.

Une haute réputation intellectuelle

C'est en matière intellectuelle et artistique qu'il faut chercher le maintien d'une certaine personnalité angevine. Dans la première moitié du XIIIe siècle, le gothique angevin produit, à Saint-Serge d'Angers et à l'abbaye d'Asnières, certains de ses plus beaux chefs-d'œuvre, mais s'essouffle après 1275 lorsque s'achèvent le transept et le chœur de la cathédrale d'Angers. Plus aucun autre édifice marquant ne sera édifié à la fin du siècle. Les Ecoles d'Angers conservent un grand renom qui leur vaut en 1229 d'accueillir les maîtres et étudiants parisiens, repliés lors du conflit qui déchire alors l'université de la capitale. Mais en littérature, le délicat poète Thibaut de Blaison, mort en 1229, est le seul nom qui nous soit parvenu.

Une société encadrée

La société angevine n'échappe pas à la mise en conformité générale de la province. La prospérité économique fait la fortune des bourgeois, qui deviennent une classe visible et active. Dans les campagnes, le servage recule, tandis que la propriété paysanne progresse. La petite noblesse trouve dans les aventures extérieures (croisade des Albigeois, expéditions d'Italie) l'occasion de partir chercher ailleurs une fortune qui sur place lui fait défaut. Le clergé séculier est sous contrôle, les évêques d'Angers étant tenus de prêter serment au souverain. Les abbayes vivent de leurs acquits, aucune autre grande fondation n'intervenant durant tout le siècle. Les seules nouveautés sont apportées par l'introduction des ordres mendiants, franciscains et dominicains, dans des formes qui ne doivent rien au contexte local.

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