L'Anjou romain

De la province d'Anjou au département de Maine-et-Loire...une indéniable continuité, une riche histoire à découvrir.

La conquête romaine

La conquête romaine met fin brutalement à l'indépendance celtique. Le pays des Andécaves semble alors suffisamment sûr pour que le légat Crassus y hiverne avec ses légions en 57 av. J. C et que César prépare, auprès de la Loire, la flotte avec laquelle il affrontera victorieusement les Vénètes en Morbihan. La conquête devient méthodique. Le peuple des Andes défend chèrement son indépendance, et rejoint en 52 av. J. C. le soulèvement de Vercingétorix. Avec lui il est subit l'amère défaite d'Alésia. De retour d'Alésia le chef des Andécaves, Dumnacus, ne se résigne pas à la défaite, d'autant qu'un parti "romain" s'est formé chez les adversaires Pictons. Après avoir vainement assiégé Poitiers, il se replie sur la Loire et est battu définitivement en 51, sans doute près des Ponts-de-Cé. C'est en tous cas sur un pont de cette ville qui traverse le fleuve que les Angevins ont élevé une statue à leur héros vaincu.

Un territoire soumis

Désormais l'Anjou se romanise. Des soulèvements sporadiques sont encore signalés par Tacite au temps d'Auguste, en 21, puis en 32, mais dans l'ensemble le temps de l'Empire fut marqué par une longue période de stabilité. Devenue Juliomagus – "le marché de Jules", Angers, peuplée d'environ 3000 habitants, est une ville prospère qui a des bains à l'Esvière, un forum place de l'Académie, d'importants thermes place de la République et, à son entrée orientale, entre les rues Hanneloup et Bressigny, un amphithéâtre de plus de 6000 places.  Un camp militaire est situé quatre kilomètres au sud de la ville, au lieudit Les Châtelliers de Frémur, près du confluent de la Loire. Il est assez important pour comporter thermes, théâtre, temples, tout comme en différents points du territoire angevin les bourgs de Gennes, Doué, Varennes, Chalonnes. A Chênehutte on a situé la station Robrica de la table de Peutiger.

La paix romaine

Le cadre habituel de la vie rurale est la villa, le domaine ou l'on exploite et transforme les ressources du sol. L'abondance des toponymes en –é, dérivés du suffixe –iacus, montre l'intensité de l'implantation de ce modèle, plus densément encore dans les terres d'influence parisienne, à l'est, que dans l'Anjou armoricain. Avec les territoires voisins les échanges sont incessants, car le temps n'est plus aux vieilles rivalités entre Andécaves, Vénètes et Pictons. D'Angers, les routes conduisent au Mans, à Rennes et à Poitiers, mais la liaison vitale est surtout celle qui longe la Loire, de Nantes à Orléans, par la route sur la rive sud, ou par le fleuve bordé de ses nombreuses haltes portuaires. Une romanisation profonde mais respectueuse des héritages du passé, qui maintient les frontières de la civitas andegavorum au gré des découpages territoriaux, l'Anjou faisant partie successivement de la Celtique,  de la Lyonnaise sous Auguste, puis de la 2è Lyonnaise sous Dioclétien avec Tours comme capitale, sans pour autant que soit entamée sa forte individualité.

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