Les premières expériences réformatrices

De la province d'Anjou au département de Maine-et-Loire...une indéniable continuité, une riche histoire à découvrir.

Necker et les assemblées provinciales

La faillite des finances royales et les évidentes insuffisances administratives et sociales rendent, dès le début du règne de Louis XVI, les réformes inéluctables Dès 1778, Necker avait suggéré la création d'assemblées provinciales, dotées de compétences administratives. Son successeur Calonne n'inverse pas la tendance et l'édit du 22 juin 1787 consacre la naissance de ces nouvelles institutions. A Tours se réunit le 11 août 1787 l'assemblée générale des trois provinces, Anjou, Maine, Touraine. Mais chacune des provinces veut agir pour elle-même, et à l'automne se réunissent les assemblées provinciales, qui désignent leur instance permanente, la Commission intermédiaire. En Anjou, la Commission compte huit membres : pour la noblesse un magistrat, Boylesve de la Maurouzière, et un gentilhomme, le comte d'Autichamp; pour le Clergé un vicaire général, l'abbé d'Alichoux, et un chanoine de Saint-Pierre d'Angers, l'abbé Burgevin; le Tiers-Etat est représenté exclusivement par des  hommes de loi : Boulay du Martrai, ancien maire; Bodi et Davy des Piltières, avocats au présidiaux d'Angers et de la Flèche, et Paulmier, lieutenant au siège de l'élection d'Angers. Les deux procureurs généraux syndics, qui représentent l'autorité royale, sont deux hommes promis à jouer par la suite un rôle d'importance, le comte de Dieusie et Thomas Desmazières, conseiller au présidial.

La commission intermédiaire d'Anjou

Les buts que se fixe la Commission sont considérables: finances, travaux publics, action sociale, dans chacun de ces domaines la volonté des hommes nouveaux se heurte aux anciens pouvoirs de l'intendant, dont la limitation n'a pas été précisée. Néanmoins ils s'attaquent, avec courage, aux principaux maux dont souffre la province : réfection des routes et des chemins, établissement d'ateliers de charité pour fournir des subsistances aux très nombreux indigents dont on déplore partout le grand nombre; et jusqu'à répartition de l'impôt, lorsqu'en 1789 les conséquences de l'abolition des privilèges nécessiteront la constitution de nouveaux rôles incluant noblesse et clergé. Néanmoins, son rôle reste préfigurateur et limité.

La préparation des Etats généraux

Parallèlement à ces courageuses tentatives réformatrices se déploient d'autres enjeux: le 8 août 1788 est signée la convocation des Etats généraux. Pour en diriger en Anjou la préparation, le comte de la Galissonnière reçoit la charge de grand sénéchal de la province, et la mission de présider la future assemblée générale électorale. Le 14 février 1789, alors qu'est diffusée l'annonce officielle des réunions électorales, il écrit au garde des sceaux, avec une assurance qui donne la mesure de l'aveuglement dominant: "En général, les esprits sont on ne peut mieux disposés. Les troubles de la Bretagne avaient un peu échauffé la tête de notre jeunesse; mais tout est aujourd'hui dans la plus grande tranquillité. Il parait même que si l'on pense dans les campagnes comme ici, les trois ordres pourraient rédiger le cahier en commun".



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