Mérovingiens et carolingiens

De la province d'Anjou au département de Maine-et-Loire...une indéniable continuité, une riche histoire à découvrir.

Les luttes incessantes des temps mérovingiens

De la mort de Clovis aux approches de l'an mil, luttes et combats se succèdent de façon presque ininterrompue. Il est cependant important de noter que, ballotté au gré des partages et des disputes territoriales, le pagus andegavensis (pays d'Anjou) héritier de l'ancienne civitas conserve des frontières inchangées, même si les turbulences de ses voisins l'affectent plus ou moins brutalement suivant les périodes. L'Anjou est alors, au sud et à l'ouest, doublement frontalier. Au VIè siècle, l'Anjou se défend contre les soubresauts du midi wisigoth, mal assimilé au pouvoir des Francs, et contre les incursions des Bretons installés en Armorique au siècle précédent. A la fin de la période mérovingienne, l'Anjou, intégré à la Neustrie depuis 613, participe à ses destinées agitées et constitue le dernier bastion de sa défense quand le maire du Palais, Rainfroi, qui s'y est retranché, est vaincu par celui d'Austrasie, Charles Martel, promoteur de la future dynastie carolingienne, en 725.

L'accalmie sous Charlemagne et ses fils

La victoire de Charles Martel sur les sarrasins à Poitiers en 732 évite sans nul doute une invasion désastreuse, et inaugure pour un siècle une période de calme relatif, un peu facilement nommée "paix carolingienne". En effet à l'ouest la menace bretonne est persistante, et impose aux frontières du pays d'Anjou la constitution d'une marche défensive qui fut un temps confiée au célèbre Roland. Au sud, la puissante Aquitaine a été érigée en royaume pour Louis, fils de Charlemagne, et a même englobé l'Anjou de façon éphémère au temps de Pépin Ier (834-838).

La reprise des combats aux frontières: Bretons et Aquitains

La mort de Louis le Pieux voit l'effondrement de l'œuvre carolingienne sous la conjonction de plusieurs périls : les Bretons, désormais conduits par des "rois" nationaux, sont victorieux de Charles le Chauve à Juvardeil (851) et occupent désormais, pour près de trois quarts de siècle, la partie du territoire angevin situé à l'est de la Maine et de la Mayenne. Les Aquitains, de moins en moins maîtrisés par les derniers carolingiens, s'érigent peu à peu en principauté autonome.

Les invasions Normandes

Surtout, apparaît au milieu du IXe siècle le péril Normand. Ces "hommes du Nord", qui atteignent Nantes en 843, s'aventurent en Loire et, ayant pillé en 853 l'abbaye Saint-Florent du Montglonne, fixent au pied du mont sur l'Ile Batailleuse leur base guerrière pour des décennies. Depuis cet imprenable retranchement, ils ravagent périodiquement Anjou, Touraine et Orléanais. Angers n'est pas épargné : pillée en 853, occupée en 872-873, reprise par Charles le Chauve avec l'aide de circonstance des Bretons, et réoccupée en 886, la ville n'est plus que l'ombre d'elle-même. Dans le pays la résistance est sporadique mais impuissante : en 862 elle est confiée à un fidèle des rois de Neustrie, l'ancien missus Robert le Fort, qui sera l'ancêtre des Capétiens. Il périt à Brissarthe en 866, après un combat courageux qui lui vaut la reconnaissance des Angevins. Vingt ans plus tard son fils Eudes sera en Anjou investi de la même mission, entre-temps confiée à Hugues l'Abbé, et y confirmera une renommée acquise en défendant Paris contre le même péril. Ainsi cette lignée qui s'illustra en Anjou prendra  peu à peu sur le trône de France, sous le nom de Robertiens, la place abandonnée par les derniers carolingiens.

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