Baugé et le Baugeois

La riche histoire du territoire angevin lui vaut d'être doté, aujourd'hui encore, d'un patrimoine exceptionnellement abondant et varié.

Château de Baugé

Construit au confluent des petites rivières de l'Altrée et du Couasnon par Foulque Nerra à la fin du Xe siècle, le château demeura durant le Moyen-âge en possession des comtes d'Anjou qui y tenaient souvent leur cour. Ruiné pendant la guerre de Cent ans peu après la victoire des Français au Vieil-Baugé en 1421, le château est reconstruit par le Roi René qui aimait y séjourner et se livrer dans les forêts alentour aux plaisirs de la chasse. Aujourd'hui enceinte, bâtiments d'usage, chapelle et tours, qui constituaient un ensemble féodal vaste, ont disparu, et seul subsiste le corps de logis, flanqué d'une tourelle rectangulaire abritant un magnifique escalier gothique. Dans les volumes intérieurs pour partie restaurés, un parcours-spectacle évoquant le Roi René est proposé aux visiteurs.

Hôtel-Dieu de Baugé

Fondé en 1639 par l'initiative charitable d'une Baugeoise, Marthe de la Beausse, l'institution prend une nouvelle ampleur avec l'arrivée en 1650 d'Anne de Melun, princesse d'Epinay, qui y consacre ses efforts et sa fortune. Elle en fait achever la construction, la complète d'une pharmacie et d'une chapelle, et appelle pour desservir l'œuvre les religieuses hospitalières de La Flèche, qui y demeureront jusqu'à la sécularisation de l'établissement au milieu du XXe siècle. Désormais préservé et ouvert à la visite, l'hôtel dieu de Baugé constitue un ensemble remarquable, dont le joyau est la très belle pharmacie, qui conserve dans le décor intact du XVIIe siècle les faïences, boites, verres et pichets, qui ont accompagné le soin des malades depuis la fondation.

Chapelle de Montplacé

Un petit sanctuaire en l'honneur de Notre-Dame est attesté au début du XVe siècle sur cette terre, appartenant aux seigneurs de Jarzé. Il prend une importance nouvelle quand, vers 1610, une bergère qui gardait ses troupeaux aperçoit une grande lumière rayonner autour de la statue de bois de la Vierge, exposée dans la chapelle. La réputation miraculeuse du lieu se renforce peu à peu, et une nouvelle chapelle est édifiée, terminée vers 1672. Malgré les pillages de la Révolution, la statue originale sera préservée, et la dévotion reprend au XIXe siècle, sous forme notamment d'un pèlerinage marial le 15 août. A la fin du XXe siècle, une association pour la sauvegarde de la chapelle de Montplacé réunit les fonds pour sa restauration, et organise sur le site un intéressant programme musical et culturel.

Eglise du Vieil-Baugé

Le bourg du Vieil-Baugé, pittoresquement accroché à flanc de coteau au dessus de la vallée du Couasnon, fut jusqu'en l'an mil le chef-lieu de la région. Foulque Nerra, en décidant d'implanter plus au nord sa forteresse défensive, entraîna le déclin du site primitif, qualifié dès le début du XIIe siècle de "Vieil Baugé". L'église romane est encore conservée en partie dans ses formes du XIe siècle (nef, transept, clocher central), complétées d'un chœur gothique à chapelles rayonnantes et de bas-côtés de style flamboyant, à la construction desquels on associe le nom de Jean de l'Espine. La flèche du clocher, initialement en pierre, a fait place au XVIIIe siècle à une charpente hélicoïdale, dite clocher "tors", dont on trouve plusieurs exemples dans la région.

Eglise de Pontigné

Chacun s'accord sur l'ancienneté de l'église de Pontigné, peut-être de fondation carolingienne. L'édifice actuel remonte au XIIe siècle (transept, puis nef), tandis que le chœur, du XIIIe siècle, est couvert d'une voûte ogivale bombée de style angevin. L'église présente la particularité d'être bâtie sur un sol en pente, de sorte que la façade est enterrée d'un mètre, tandis que le chevet domine les espaces voisins. Ce déséquilibre a fragilisé l'édifice au cours des temps, et entraîné notamment l'adjonction de contreforts massifs aux murs de la nef et du chœur, et de nombreuses interventions de consolidation. Pontigné est surtout célèbre pour avoir conservé, dans les absidioles du chœur, de très rares peintures murales du XIIIe siècle représentant la Vierge et le Christ en majesté, ainsi que des scènes du Nouveau Testament. La figure d'un seigneur et de sa dame, plus tardifs, complètent l'ensemble.

Château de Durtal

Les formes puissantes du château de Durtal évoquent sans conteste son origine médiévale. Foulque Nerra y établit probablement une forteresse vers l'an mil, dont la guerre de Cent ans ne laissa pas de trace. La famille de la Jaille y reconstruit un logis fortifié, encadré par deux hautes tours, et dont les trois étages de fenêtres à meneaux se terminent par un chemin de ronde crénelé porté par des mâchicoulis.. Au XVIe siècle, l'ensemble est complété par une longue aile dominant le Loir, dont les toitures sont percées de lucarnes de style Renaissance. La transformation de l'édifice en hôpital aux XIXe et XXe siècles a malheureusement mutilé l'intérieur, que tentent de restaurer désormais les propriétaires successifs.

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