Cholet et les Mauges

La riche histoire du territoire angevin lui vaut d'être doté, aujourd'hui encore, d'un patrimoine exceptionnellement abondant et varié.

Eglise du Sacré-Cœur de Cholet

Ce grand édifice de style romano-byzantin élevé dans la partie ouest de la ville est dû à l'architecte Choletais René Laurentin et fut inaugurée par Mgr Costes, évêque d'Angers, en 1941. D'un plan classique en croix latine surmonté d'une coupole et entouré de vastes bas-côtés, la construction utilise en facture composite les matériaux de la région : granit bleu de Vezins, granit rose de Saint-Macaire, pierre de différentes nuances et brique. La décoration fit aussi appel aux artistes locaux, notamment Charles Mauméjean pour les vitraux, les fresques et le baptistère, et Charles Maillard pour le modèle des statues de le Vierge, de Saint-Maurice et de Noël Pinot, symboles des grandes dévotions de l'Anjou. L'église du Sacré-Cœur a récemment fait l'objet d'une protection au titre des monuments hisroriques.

Abbaye de Bellefontaine

La tradition rapporte qu'un culte marial était attaché dès les premiers temps chrétiens à la source qui donna son nom au lieu. Des ermites vivant à proximité se seraient réunis, avant l'an mil, pour former un prieuré d'observance bénédictine, qui devint bientôt abbaye. Elle fut entièrement détruite à la Révolution, les biens dispersés et les archives, qui avaient été transférées à Cholet, brûlées dans l'incendie de la ville en 1793. A partir de 1817 l'abbaye est relevée à l'initiative des moines de la Trappe, les bâtiments sont progressivement reconstruits, dont l'église, due à l'architecte Tessier, en 1876. En 1880, les mesures de la IIIe république à l'encontre des congrégations conduisent à l'expulsion temporaire des religieux, qui fondent alors plusieurs filiales au Canada, mais se réinstallent peu après. Occupée encore par une communauté de religieux cisterciens, l'abbaye reste un site de réflexion et d'accueil très fréquenté.

Château de Chanzeaux

A quelques pas du village de Chanzeaux , les Gourreau, famille notable de la magistrature angevine, avaient fait édifier à la fin du XVIIIe siècle un petit château partiellement incendié lors de la Révolution. De cette époque troublée sont conservés un calice percé d'une balle en 1795, et la croix des partisans de Cathelineau. Rose Gourreau, héritière de Chanzeaux et son époux Théodore de Quatrebarbes en décident la transformation à partir de 1846 dans le goût néogothique d'alors, et confient la réalisation du projet à l'architecte René Hodé. Il s'appuie sur la construction antérieure et l'habille de tours, tourelles et d'une ornementation foisonnante. Le décor intérieur, à l'avenant, rappelle les hauts faits familiaux et illstre la passion du propriétaire pour le roi René, dont il fit rééditer les œuvres et dont il commandita la statue exécutée par David d'Angers. Ses descendants ont àcœur de maintenir l'héritage.

Eglise Saint-Pierre de Chemillé

Chemillé, porte du Poitou au Moyen-âge, était le siège d'une villa gallo-romaine dont le propriétaire, Camille, a donné son nom à la ville. Passée dans le domaine de Saint-Martin de Tours, elle voit dès le Ve siècle s'implanter une église dédiée à Saint-Pierre, reconstruite au XIIe siècle. Si elle a été presqu'entièrement reprise en 1902, en subsistent d'intéressants vestiges, et notamment le clocher, qui s'élève à l'entrée du chœur. Cette belle tour carrée ornée d'arcades aveugles et de deux étages de baies romanes, est décorée de chapiteaux sculptés. A l'intérieur des peintures murales du XIIIe siècle sont un rare témoignage de la  décoration des édifices de cette époque.

Mines de charbon de Montjean-sur-Loire

L'extraction du charbon de terre est signalée à Montjean dès le XVIe siècle. Au XVIIIe siècle l'activité commença à perdre son caractère artisanal avec les premières concessions minières. Mais c'est véritablement sous le second Empire que les tentatives d'exploitation industrielle se font jour, sous la direction notamment d'Edmond Heusschen. Elles rencontrent cependant de grandes difficultés tant en raison de la médiocre qualité du charbon que de l'irrégularité des couches. Progressivement abandonnée à la fin XIXe siècle l'extraction ne devait reprendre que très éphémèrement au cours des guerres mondiales pour faire face aux pénuries. En demeurent de spectaculaires vestiges, et notamment le chevalement du puits de la Tranchée, de 32 m de haut, construit en 1874 et considéré comme l'un des plus importants chevalements de mines de charbon conservés en France.

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