Environs d'Angers

La riche histoire du territoire angevin lui vaut d'être doté, aujourd'hui encore, d'un patrimoine exceptionnellement abondant et varié.

Château du Plessis-Macé

Ce bel ensemble seigneurial, reconstruit au XVe siècle par Louis de Beaumont chambellan de René d'Anjou,  tient du château par ses douves et son donjon, mais aussi du manoir par son logis central aux gracieuses fenêtres et aux lucarnes effilées. Un élégant balcon en tuffeau surmonte la porte ogivale. La chapelle, construite en 1460, conserve sa tribune de bois sculpté de style gothique flamboyant, l'une des dernières en France.Charles VII, Louis XI, François Ier et Henri IV honorèrent le château de leur séjour. Aujourd'hui propriété du Département, il offre son cadre au théatre, notamment à l'occasion du Festival d'Anjou ou du théâtre d'amateurs "Très tôt en scène".

Château de Brissac

Avec ses sept étages et ses 204 pièces, le château de Brissac est l'un des monuments privés les plus importants de l'Anjou. Acquis en 1502 par René de Cossé, premier seigneur de Brissac, en grande partie reconstruit au XVIIe siècle sous Charles de Cossé, après avoir été assiégé pendant les guerres de religion, il est encore aujourd'hui la résidence de ses descendants. A l'intérieur, les magnifiques collections témoignent du grand passé familial : tapisseries, portraits, plafonds peints comme dans l'immense salle des gardes ou dans la salle à manger, qui a conservé sa tribune d'orchestre. Au dernier étage se trouve un ravissant petit théâtre, construit par Jeanne Say, épouse du XIe duc, récemment restauré.

Château du Plessis-Bourré

Ce vaste manoir entouré de douves en eau, situé sur la commune d'Ecuillé, est construit d'une seule traite à partir de 1468 pour Jean Bourré, ministre des finances de Louis XI. Il conserve la silhouette d'une forteresse avec ses tours rondes, sa porte fortifiée et ses doubles ponts-levis. Mais le logis sur cour manifeste aussi la légèreté de la Renaissance avec ses fenêtres à meneaux et ses fines lucarnes. Les appartements ont conservé de superbes décors intérieurs, notamment la salle des gardes ornée d'un magnifique plafond à caissons aux symboles alchimiques encore pour partie inexpliqués. Le château est, aujourd'hui encore, en mains privées.

Château de Montriou

Cette ancienne seigneurie située près de Feneu appartenait, au XVe siècle, à la famille de Beauvau, dont plusieurs des membres furent des proches de René d'Anjou. Charlotte de Beauvau y fonde, en 1484, une chapelle dédiée aux trois Marie, dont René d'Anjou avait introduit la dévotion. En partie détruit pendant les guerres de religion, le château a perdu ses douves, son portail et son mur d'enceinte. Restauré au XIXe siècle ainsi que sa chapelle, il abrite les quatre célèbres statues de la Vierge et des trois Marie, régulièrement exposées.

Château de Serrant

C'est à la fin du XVe siècle que fut commencée, par Ponthus de Brie, chambellan de Louis XI, la construction de cet imposant château qui devait se poursuivre ensuite, par campagnes successives, pendant plus de trois siècles. Passé en 1636 dans la famille Bautru, puis en 1749 dans celle des Walsh, d'origine irlandaise, le château reçoit au XIXe siècle des hôtes illustres : Napoléon 1er et l'impératrice Joséphine y séjournent une nuit, la duchesse de Berry y fait une escale en 1828, le Prince-président Louis-Napoléon Bonaparte y est reçu à son tour en 1849. L'admirable ensemble, restaurée au début du XIXe siècle par le comte Théobald de Serrant puis, en 1884, par le duc de la Trémoïlle, impressionne  autant par la qualité de son architecture que par la richesse du décor et de l'ameublement intérieur. La riche bibliothèque et le chartrier ont été récemment classés au titre des archives historiques par le ministère de la Culture.

Les mines d'ardoise de Trélazé

L'extraction de l'ardoise, qui fut depuis les plus hautes époques une des activités emblématiques de la ville d'Angers, connut au XIXe siècle à Trélazé un développement particulier, en raison de la richesse des gisements présents sur son sol. L'exploitation se poursuit aujourd'hui encore, sans commune mesure toutefois avec celle du passé, qui compta près de 6800 ouvriers en 1920. La mémoire ouvrière est conservée au musée de l'ardoise, installée dans une ancienne demeure de "perreyeux", qui rappelle l'histoire de la mine et des techniques d'extraction, et offre à voir les chefs d'œuvre taillés dans l'ardoise. Régulièrement, des démonstrations sont organisées, qui perpétuent les gestes millénaires du fendeur d'ardoise.

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