Segré et le Segréen

La riche histoire du territoire angevin lui vaut d'être doté, aujourd'hui encore, d'un patrimoine exceptionnellement abondant et varié.

Château de Challain-la-Potherie

60m de longueur, 37m de largeur, 45m de hauteur, soit un ensemble de treize travées encadrées de tours renfermant près de 120 pièces sur cinq niveaux. Telles sont les proportions de l'impressionnant château que le comte de La Rochefoucault-Bayers et son épouse Ida, née La Potherie, font élever à partir de 1848 à proximité de l'ancienne demeure familiale des Le Roy de la Potherie, installés sur la terre depuis le milieu du XVIIIe siècle. C'est l'architecte angevin René Hodé, qui s'est déjà illustré dans la reconstruction des châteaux d'Angrie et Chanzeaux, qui reçoit la charge de coordonner le chantier dans une inspiration résolument néogothique. L'œuvre est encore rehaussée par ses aménagements intérieurs coordonnés, et par l'écrin du parc et des annexes. Passé en de nombreuses mains après le décès de la comtesse de La Rochefoucault en 1884, il est encore aujourd'hui propriété privée.

Château de Durtal

Les formes puissantes du château de Durtal évoquent sans conteste son origine médiévale. Foulque Nerra y établit probablement une forteresse vers l'an mil, dont la guerre de Cent ans ne laissa pas de trace. La famille de la Jaille y reconstruit un logis fortifié, encadré par deux hautes tours, et dont les trois étages de fenêtres à meneaux se terminent par un chemin de ronde crénelé porté par des mâchicoulis.. Au XVIe siècle, l'ensemble est complété par une longue aile dominant le Loir, dont les toitures sont percées de lucarnes de style Renaissance. La transformation de l'édifice en hôpital aux XIXe et XXe siècles a malheureusement mutilé l'intérieur, que tentent de restaurer désormais les propriétaires successifs.

Château de La Lorie

Dans le bel écrin des espaces boisés qui entourent Segré, se niche le discret et charmant château de La Lorie. Au premier édifice bâti vers 1650 par un Grand Prévôt d'Anjou s'adjoignent au cours du XVIIIe siècle des bâtiments successifs ordonnés autour de cinq grandes cours. En 1780, le marquis de La Lorie y ajoute la chapelle et le salon de marbre, surmonté d'une superbe coupole. Après les ducs de Marnier et de Fitz-James, les marquis de Saint-Genys, propriétaires du château, aménagent la grande galerie et une somptueuse salle à manger en rotonde parée de boiseries du XVIIIe siècle. Grands amateurs d'art, ils parachèvent l'ornementation avec un goût très sûr. Les terrasses et les jardins ponctués de bassins, les parterres et les quinconces de tilleuls dominent la paisible campagne et l'hippodrome, toujours en service et considéré comme l'un des plus agréables de l'ouest.

Site ardoisier de Noyant

Le travail de l'ardoise est attesté à Noyant dès le Moyen-âge, et continue de l'être jusqu'à la Révolution de manière artisanale, c'est-à-dire par bêchage de surface "à fleur de terre". C'est en 1833 qu'une première société se forme sur le site de Misengrain, qui emploie bientôt plus de cent ouvriers et travaille désormais en galeries de sous-sol. A partir de la fin du XIXe siècle la société des Ardoisières de l'Anjou poursuit l'exploitation qui s'est étendue sur d'autres sites, notamment Bel-Air. Elle compte jusqu'à 800 ouvriers vers 1920, et cesse son activité en 1987, brièvement poursuivie par la société des Ardoisières d'Angers. Le site de Saint-Blaise, exploité de 1916 à 1936,  fait aujourd'hui l'objet d'une valorisation touristique qui comporte notamment une spectaculaire plongée dans les galeries souterraines.

Château de Pouancé

La situation du fief de Pouancé, aux limites de la Bretagne et de l'Anjou, explique la présence dès le début du XIe siècle d'un important château qui dominait le bourg autrefois enserré dans une enceinte qui en faisait l'une des trente-deux villes closes d'Anjou. La forteresse appartint à plusieurs grands noms, et notamment à Bertrand Du Guesclin, qui y fut assiégé pendant la guerre de Cent Ans. Il n'était plus habitable au moment de la Révolution, et ses vestiges sont aujourd'hui propriété de la ville de Pouancé. Demeurent toutefois un ensemble imposant de neuf tours et deux poternes, avec traces de herses et de pont-levis. A l'intérieur, salle des gardes, escaliers, couloirs et passages font mesurer l'ampleur de l'édifice et regretter qu'il n'ait pu faire l'objet que d'une consolidation sommaire.

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